Les ESRS sont publiés : Préparer votre rapport CSRD, ça commence maintenant !

De l'incertitude réglementaire à l'action et à la création de valeur

25 septembre 2026

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Depuis deux ans, les entreprises évoluent dans un contexte d’incertitude quant à l’avenir du reporting de durabilité en Europe. Les échéances ont été reportées, les exigences ont été révisées et l’attention s’est souvent portée sur ce qui pourrait changer.

Cette période est désormais révolue. Les Normes européennes de reporting en matière de durabilité (ESRS) révisées sont désormais finalisées et s’appliqueront aux exercices financiers ouverts à compter du 1er janvier 2027 pour les entreprises européennes de la vague 2. Celles-ci devront publier leurs rapports à partir de 2028 et disposent désormais de 18 mois pour passer de l’incertitude réglementaire à une mise en œuvre concrète.

Ces normes définitives apportent une visibilité réglementaire accrue et offrent une opportunité majeure de considérer l’alignement aux ESRS comme bien plus qu’un simple exercice de conformité.

Le défi consiste désormais à transformer cette clarté réglementaire en actions concrètes. Les organisations doivent mettre à profit ce temps pour identifier et comprendre leurs impacts, risques et opportunités les plus significatifs, renforcer leur résilience grâce à une gouvernance adaptée et à une mobilisation effective des fonctions concernées, puis déterminer les informations et indicateurs clés de performance (KPI) à publier. Cela implique également de structurer les processus et systèmes de collecte de données nécessaires, tout en définissant ou en renforçant les plans d’action permettant de démontrer et d’améliorer la performance environnementale, sociale et de gouvernance de l’entreprise.

C’est également le moment de réfléchir à la manière d’orienter les investissements, d’améliorer la prise de décision et d’identifier de nouvelles opportunités de création de valeur et de croissance autour des enjeux de durabilité.

Au-delà de ces étapes de mise en œuvre, les entreprises devront également s’approprier plusieurs concepts clés du cadre ESRS révisé : la matérialité de l’information, qui permet de déterminer quelles informations sont pertinentes pour les utilisateurs du reporting ;

  • les dispositions transitoires (phase-ins), qui facilitent une montée en puissance progressive ;
  • le principe de présentation fidèle (fair presentation), qui vise à fournir une représentation équilibrée, complète et fiable de la performance de l’entreprise ;
  • les exigences d’assurance, qui renforcent la robustesse des informations publiées ; les obligations applicables au titre de la Taxonomie européenne ;
  • ainsi que les mécanismes spécifiques prévus par les normes, tels que la prise en compte de la sensibilité commerciale de certaines informations ou l’utilisation encadrée du principe d’effort ou de coût excessif (undue cost or effort) lorsque celui-ci est explicitement autorisé.

Bien plus qu’un cadre de reporting, les ESRS, désormais stabilisés, constituent une méthodologie structurée, pragmatique et créatrice de valeur. En aidant les organisations à identifier leurs enjeux de durabilité les plus significatifs, ils fournissent des informations essentielles pour orienter la stratégie, les investissements et les plans d’action. Les entreprises qui abordent les ESRS sous cet angle peuvent faire du reporting de durabilité un véritable outil d’aide à la décision. À l’inverse, celles qui le considèrent uniquement comme une obligation réglementaire risquent de passer à côté d’opportunités de création de valeur, d’amélioration de leur résilience et de renforcement de leur performance à long terme.

Mettre en œuvre les normes : se concentrer sur l’essentiel

L’enjeu aujourd’hui est de transformer cette clarté réglementaire en avantage stratégique.

Les standards ESRS restent fondées sur le principe de double matérialité. Au travers d’une Analyse de Double Matérialité (DMA) réalisée conformément à l’ESRS 1, les entreprises évaluent à la fois leurs impacts sur les personnes et l’environnement, ainsi que les risques et opportunités de durabilité susceptibles d’affecter leur performance.

Cette démarche permet d’identifier les enjeux les plus significatifs pour l’entreprise et d’éclairer les décisions stratégiques qui façonneront sa performance future. Le reporting de durabilité devient alors un véritable outil de pilotage, au service de la résilience, de la création de valeur et de l’innovation.

« Les organisations qui utilisent les ESRS pour orienter leurs décisions stratégiques peuvent ainsi concentrer leurs ressources là où elles créent le plus de valeur : résilience, performance et croissance durable. »
Sandrine Le Biavant, Directrice

Qu’est-ce qui change ?

La bonne nouvelle est que les normes définitives réduisent la complexité du reporting et en recentrant l’attention sur les sujets qui ont le plus d’impact sur la performance de l’entreprise.

  • Nouvelle approche « top-down » pour déterminer la matérialité des sujets.
  • Recommandations complémentaires sur la manière dont les actions de prévention, d’atténuation et de remédiation existantes influencent l’évaluation.
  • Plus grande place accordée au jugement professionnel et à l’évaluation qualitative lorsque la matérialité ou l’absence de matérialité est évidente.
  • Fin de l’obligation d’une analyse exhaustive de l’ensemble de la chaîne de valeur : les entreprises peuvent désormais cibler leurs analyses sur les zones présentant les enjeux les plus matériels.
  • Réduction significative du nombre de points de données, avec une baisse d’environ 61 % des points de données obligatoires et la suppression de l’ensemble des points de données non obligatoires.
  • Renforcement de l’interopérabilité avec les normes IFRS Sustainability Disclosure Standards et le Greenhouse Gas Protocol.
  • La matérialité de l’information, les dispositions relatives à la sensibilité commerciale de certaines informations  ainsi que les cas limités d’application du principe d’effort ou de coût excessif (undue cost or effort) contribuent à déterminer quelles informations doivent être publiées.
  • Structure des exigences de reporting clarifiée.
  • Plus grande flexibilité dans la présentation de l’information, notamment grâce aux annexes et aux renvois croisés afin de limiter les redondances.
  • Suppression des obligations étendues de reporting relatives aux acquisitions, coentreprises et participations mises en équivalence.
  • Les dispositions transitoires (phase-ins) notamment pour les incidences financières, le principe de présentation fidèle (fair presentation), les exigences d’assurance et les obligations liées à la Taxonomie européenne encadrent quant à eux la préparation, la qualité et la publication du reporting.

L’objectif est clair : permettre aux organisations de se concentrer sur les informations qui comptent réellement.

Transformer la préparation aux ESRS en création de valeur

La plupart des grandes entreprises européennes ont déjà réalisé une analyse de double matérialité, évalué leur niveau de préparation vis-à-vis des ESRS initiales et, dans certains cas, commencé le travail de cartographie des points de données.

Toutefois, les ESRS étant désormais finalisées, avec plusieurs évolutions significatives, et compte tenu du temps écoulé depuis ces travaux, c’est le moment idéal pour les réexaminer, cette fois sous l’angle de la création de valeur.

Pour produire un reporting pertinent, robuste et conforme dans les délais impartis, les organisations devraient dès à présent se concentrer sur les étapes clés suivantes :

  • Cadrage réglementaire : confirmer l’applicabilité de la CSRD et de la Taxonomie européenne, ainsi que les choix de périmètres et de consolidation.
  • Analyse de double matérialité : actualiser la DMA pour garantir son alignement avec les ESRS révisées et les impacts, risques et opportunités de l’entreprise.
  • Analyse des écarts et feuille de route : identifier les écarts prioritaires entre les pratiques existantes et les nouvelles exigences.
  • Gouvernance des données : évaluer la disponibilité des données, les méthodes de calcul, les contrôles et les capacités de reporting, puis mettre en place des processus fiables et reproductibles.
  • Collecte des données et plans d’action : produire les données et indicateurs requis, mesurer la performance et définir les plans d’action et leurs horizons permettant de répondre aux enjeux matériels et d’améliorer les résultats de l’entreprise.
  • Gouvernance et mise en oeuvre : renforcer les politiques, processus et responsabilités nécessaires à l’intégration des enjeux de durabilité dans la prise de décision et le pilotage de la performance.
  • Stratégie de reporting : définir les informations à publier et anticiper les exigences liées au fair presentation, à l’assurance et à la Taxonomie européenne. Considérer a réalisation de rapports pilotes ou d’exercices à blanc afin de tester l’élaboration du contenu au regard de la maturité des données et des processus.
  • Conception du rapport : préparer les informations à publier, structurer le rapport conformément aux ESRS et concevoir un document clair, cohérent et adapté aux besoins des utilisateurs.

Ces étapes doivent permettre de tirer pleinement parti des allègements disponibles tout en garantissant un reporting robuste, équilibré et fidèle à la réalité.

« L’une des idées reçues les plus fréquentes est de penser que la simplification permet d’attendre avant de se préparer. Or, la plupart des défis de mise en œuvre ne sont pas liés aux obligations de divulgation, mais à la gouvernance, à l’attribution des responsabilités et à la disponibilité des données. Ces défis demeurent . »
Chris Shaw, Director

Pourquoi c’est important : au-delà de la conformité, l’opportunité de révéler une valeur cachée

Le véritable facteur de différenciation résidera dans la capacité des entreprises à faire des ESRS bien plus qu’une obligation réglementaire : un levier pour mieux anticiper les risques, orienter les investissements et renforcer leur résilience.

Pour en tirer pleinement parti, il est essentiel de mobiliser l’ensemble de l’organisation en connectant les fonctions durabilité, finance, risques et opérations autour d’une vision commune.

Anthesis accompagne les organisations grâce à :

  • De la réglementation à la transformation : un accompagnement complet couvrant l’ensemble du parcours ESRS.
  • 1 300+ spécialistes de la durabilité mobilisables dans toutes les disciplines ESG couvertes par les ESRS.
  • Une approche fondée sur la double matérialité et la création de valeur, pour concentrer les ressources là où elles génèrent le plus d’impact.
  • Une expertise de mise en œuvre éprouvée, au-delà de la conformité et du reporting.
  • L’indépendance nécessaire pour accompagner le changement, permettant un accompagnement opérationnel et pragmatique tout au long du parcours ESRS.
  • Une capacité unique à transformer le reporting en outil d’engagement et de décision, grâce à nos experts en communication et en reporting capables de mobiliser les parties prenantes, favoriser l’adhésion interne et maximiser la valeur créée par la démarche de reporting.

L’ambition d’Anthesis ne se limite pas à produire un reporting conforme. Il s’agit de les aider à prendre de meilleures décisions, renforcer leur résilience, identifier de nouvelles opportunités et créer de la valeur durable à long terme.

Échangez avec nos experts sur votre niveau de préparation à la CSRD et vos priorités de mise en œuvre.

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